Monet et ses nymphéas inspirent les Américains – Chapitre 3

Monet inspirateur des artistes américains

Après Monet ou l’audacieux chemin vers l’Impressionnisme et Giverny un havre de paix source d’inspiration  nous revoilà au coeur du Musée de l’Orangerie. On y découvre les oeuvres d’artistes peintres contemporains américains largement inspirés par la série des nymphéas de Monet qui était tombée dans l’oubli après les guerres mondiales.

Mais à partir des années 50 les artistes abstraits tels que Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman ou Willem de Kooning tentent de redonner ses lettres de noblesse au peintre français. On l’évoque alors en des termes élogieux et Monet devient tout d’un coup un « précurseur stylistique ».

Les compositions outre-atlantique s’en inspirent largement, et on parle d’un « impressionnisme abstrait » où les artistes cherchent à représenter des « états spirituels ». La toile devient l’arène où ils s’expriment de manière instinctive et physique, et les échos à Monet semblent évidents. En 1955 le directeur du MOMA de New-York dit que « ce sentiment de spontanéité et de vitalité des surfaces, allié à la distance prise par rapport à l’esthétique cézarienne-cubiste de la structure calculée, a beaucoup contribué à réactiver la réputation de Monet et à lui valoir l’admiration grandissante des jeunes peintres abstraits« .

Les couleurs sont vives, parfois criardes même, et les coups de pinceaux prédominent presque autant. Les aplats de peinture sont grossiers au point que la toile du québécois Jean-Paul Riopelle s’admire autant de face que de profil tant la matière est magnifique. Les reflets sont puissants, mais est-ce de la peinture ou de la pâte à modeler…? Les rouges dégradées de Philip Guston évoquent subtilement les fondus de bleus gris d’Impression Soleil Levant de Monet. Et les contrastes bleus, rouges et noirs de Sam Francis semblent flotter littéralement dans le blanc aquatique de la toile. Quant à Jackson Pollock, et bien disons que c’est pour le moins expérimental !

Avec cette nouvelle génération affiliée à Monet et à son oeuvre, les nymphéas prennent définitivement une nouvelle dimension, universelle, et le Musée de l’Orangerie résonne comme l’écrin parisien de leur postérité scénographique.

Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet

Musée de l’Orangerie

Jardin de Tuileries (côté Seine)

Place de la Concorde

75001 Paris

Tel. : 01 44 77 80 07

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