Ecrire un conte

Ecrire un conte en commençant pas « Il était une fois » et en terminant par « Ils vécurent heureux ».

Contraintes : intégrer minimum deux gradations et minimum deux anaphores

Bonus : intégrer un parallélisme 

 

Il était une fois sur un piano une partition avec une gamme en do majeur : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. Tout ce petit monde à la queue leu leu, bien ordonné, attendait sagement d’être joué. La clé de sol, élégante et majestueuse, faisait une sieste distinguée, bien enroulée sur la portée. Soudain des bruissements, des murmures, puis des chuchotements devinrent bourdonnements, puis ronflements avant de devenir bavardage, puis querelle. Deux notes, la et si, discutaient bruyamment.

Si, perché bien haut sur la portée disait à la en se retournant : « oui mais tu ne te rends pas compte moi j’ai peur. Et si je tremble, et si je sonne faux, et si je ne suis pas en rythme, et si je perds l’équilibre et si je tombe ? Après tout je suis bien plus haut que toi sur la portée et moi je ne suis seulement accroché qu’à une ligne, toi tu es en sécurité et bien au chaud maintenu entre deux ».

Et la lui répondait : « Oh ça va si. Tu es toujours là à imaginer le pire. Quel peureux ! On est là tous ensemble à se reposer avant que notre maître ne joue ses gammes. Profites en au contraire plutôt que d’imaginer le pire ».

Et si de rappeler : « oui on est là à se reposer, mais c’est pas toi qui t’appelle si. Après tout je suis victime de mon nom. Après tout je suis la septième note de musique, mais après tout je suis aussi une conjonction, et après tout j’exprime la condition. S’il m’arrive cela ou ceci, ou encore ça ou ci. Voilà pourquoi j’ai toujours peur. Toi forcément tu t’appelles la, alors tu es la sixième note de musique, mais tu es aussi un article défini et un adverbe de lieu. On n’est pas né avec les mêmes capacités. Toi tu es confiant, rassuré. Moi j’ai des doutes, des angoisses, des peurs. C’est ma nature. Voilà tout. »

« Oui je comprends, mais quand même tu dramatises toujours tout. A t’écouter on dirait que la clé de sol va se transformer en clé de fa, que la tonalité majeure va se faire manger par la mineure, que des bémols et des dièses vont peser sur la portée jusqu’à ce qu’elle se tordre, et que toutes les notes vont tomber et mourir en s’écrasant sur la partition. Un peu de mesure! »

« Chuuut, attention il arrive! » La clé de sol réveilla en sursaut toutes les notes de la gamme encore endormies. Une paire de main se posa sur le clavier et chaque note chanta son air : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. Le maître se leva pour ajuster son siège et il sortit du placard son métronome, juste le temps pour la de faire un clin d’œil à si qui avait parfaitement chanté sa note. A partir de ce jour-là, si prit confiance en lui, la étaient fier de si, et ils vécurent heureux.

 

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