La « dolce vita » à l’italienne

Avec un patrimoine millénaire à couper le souffle, un soleil fidèle et constant qui embellit des paysages déjà bien nés, une gastronomie riche et savoureuse, des fêtes locales conviviales, et un peuple à forte personnalité, l’Italie regorge de belles surprises. Et après cinq jours intenses en Toscane mon avis n’est que confirmé, tant la dolce vita à l’italienne y prend tout son sens.

Atterrissage à Pise de bonne heure le matin et premier pas posé directement sur le tarmac. Je débarque et il fait déjà chaud. Appartement toit-terrasse en centre ville où la vue est à couper le souffle : au loin, on aperçoit bien distinctement la cathédrale de Pise et le baptistère sur la Piazza dei Miracoli d’où immerge aussi la « Torre pendente ». Vue de plus près je suis un peu déçue car je l’imaginais beaucoup plus grande ; seulement huit étages pour 56 mètres. Par contre, qu’est-ce qu’elle penche !! Je ne pensais pas que c’était si prononcé, mais là c’est vraiment inquiétant. Si on ne parvient pas à stopper son inclinaison, les ingénieurs estiment qu’elle s’effondrera en 2040.

Le soir même, promenade nocturne et dîner à Lucca, charmante petite ville fortifiée fondée par les Étrusques en 180 avant J.-C. Dans une jolie rue piétonne, je choisis une assiette de « friture de la mer », et Venise résonne en moi comme un souvenir de ce même plat dégusté dans une petite trattoria lors du célèbre Carnaval l’an dernier. Impossible alors de deviner que c’est ici que Jules César, Pompée et Crassus renouvelèrent leur triumvirat en 56 avant J.-C.

Le lendemain, il faut prendre de la hauteur. Depuis les collines de l’église San Miniato al Monte dont les fresques et les marbres sont superbes, Florence m’apparaît comme un palais magnifique dont les portes sculptées renferment des trésors séculaires. Ses innombrables ruelles secrètes où joue l’éclatante lumière d’Italie seront le décor de mon parcours de découvertes. Direction le brouhaha du marché de San Lorenzo pour déguster sur un coin de table en bois une assiette d’antipasti qui ne se fait pas prier : pasta, aubergines marinées, tomates séchées, coppa et  pecorino sont vraiment savoureux et on se dit qu’un moment simple tel que celui là rend la vie belle. Au dehors, le Palazzo vecchio et le Ponte Vecchio nous attendent pour d’autres belles surprises. Et puis en soirée on assiste en toute intimité au ballet des commerçants de maroquinerie qui rangent péniblement leurs étalages roulants.

Et quelques heures plus tard, après une bonne nuit de sommeil, c’est le choc ! Avant mon départ, un ami m’avait dit : « Tu verras, Florence, c’est l’hallu ». Et au bout d’une rue touristique le Duomo s’impose comme un poids lourd parmi les chefs-d’œuvre florentins. Sa masse imposante et puissante n’a d’égale que la minutie dont ses architectes ont du fait preuve : les sculptures en marbre qui ornent sa façade bicolore verte et blanche sont vraiment exceptionnelles !

Puis la veille de mon départ, c’est au tour du Chianti de m’enchanter. Il est en effet des paysages merveilleux où les cyprès environnants pointent leur nez pour rivaliser avec les clochers d’églises des petits villages de campagne. Et milieu de ces domaines, San Gimignano est comme une empreinte du passé, figée dans le temps. Ses maisons-tours, classées à l’Unesco, sont une curiosité à ne pas manquer. Détour par une cave à vins pour dégoter un merveilleux chianti dont la robe aux reflets d’or prévoit déjà un bon dîner en famille, dès notre retour.

Enfin, comme le bouquet final de cette épisode toscan, Sienne s’est parée de mille couleurs. Comme un heureux hasard je découvre la ville le jour du Palio alors que les étendards des « contrade » flottent dans toutes les ruelles. Et au son des tambours et des trompettes, on se croirait transportés à l’époque médiévale des chevaliers avec leurs armures, leurs chevaux et leurs révérences. Tout un folklore magnifique et prestigieux, agréable à découvrir tant on sent que les habitants préservent farouchement leur histoire et leur patrimoine.

En définitive, mes « best moments » en Toscane c’est :

– se promener sur les quais de l’Arno à Florence avec en toile le fond le Ponte Vecchio (écho au superbe Rialto de Venise) en dégustant une glace à l’italienne saveur melon,

– prendre un bain de mer en fin de journée à la Marina de Pise, et quand les rayons du soleil rasants sont sucrés, flâner au marché nocturne pour papoter avec les commerçants,

– qu’ils soient blancs ou rouges, savourer les meilleurs Chianti de la région dans l’une des caves de San Gimignano,

– se faufiler dans les escaliers étroits du campanile du Giotto pour admirer la vue imprenable sur Florence ; si vous avez de la chance, les cloches sonneront pour vous saluer,

– boire une orangeade bien fraîche à l’ombre d’un cyprès en écoutant le chant des cigales,

– vivre la ferveur et l’excitation de Sienne chaque 16 août lorsque les dix-sept quartiers de la ville s’affrontent lors du Palio, une célèbre et historique course de chevaux,

– déguster à la bonne franquette sur un coin de table une assiette de légumes marinés accompagnés d’un plateau de charcuterie et de fromages régionaux au marché San Lorenzo de Florence,

– déambuler dans le soir chaud Pisan ; dans le dédale des ruelles du centre historique on se retrouve rapidement nez-à-nez avec la tour illuminée,

– acheter quelques belles maroquineries d’Italie : entre les vestes, les sacs à main, les ceintures et autres portefeuilles en cuir, les articles sont pour la plupart issus de manufactures locales de qualité,

– enfin, se laisser surprendre par la beauté des palazzi et autres basiliques dont les fresques, les statues et les marbres font largement mériter à Florence son titre de capitale artistique.

Et vous, quels sont vos « best moments » de voyage ? Partagez les qu’ils soient de Toscane ou d’ailleurs…

2 thoughts on “La « dolce vita » à l’italienne

  1. Subliiime ton récit fait voyager et donne envie de découvrir cette belle région d’Italie! Je ne manquerai de te détailler mes « best moments » de mon séjour dans les Pouilles à me retour début octobre 😉

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  2. Merci! Oui alors j’attends avec impatience tes « best moments » des Pouilles car malheureusement je ne connais pas cette région mais il se dit que c’est l’une de celles parmi les plus emblématiques et caractéristiques de la « dolce vita » italienne.

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