Dali monte à Montmartre

La première fois que j’ai découvert Dali, j’ai été prise d’un fou rire en découvrant à quel point la cohérence entre la toile et son titre était comique : La girafe en feu était déjà un bel exemple du surréalisme de Dali mais le tableau Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une pomme grenade, une seconde avant le réveil a porté encore plus haut son humour. Dans cette idée de le redécouvrir, je me suis rendue à l’exposition permanente qui lui est dédiée à Montmartre.

On y découvre alors une collection d’environ 300 œuvres (gravures, dessins, photographies, livres, aquarelles, sculptures, toiles….) que l’artiste a offertes ou dédicacées à Enrique Sabater qui a été pendant plus de dix années son secrétaire et son ami. A la fois designer, sculpteur, peintre et illustrateur, Dali a multiplié les supports qui lui ont permis d’exprimer son génie. Aussi je choisis dans cet article de m’attarder sur quatre symboles daliniens récurrents dans ses créations :

–         Les fourmis : symbole de déchéance dans le caractère de ce qui ne dure pas, elles illustrent la décomposition et la pourriture puisqu’elles dévorent parfois les restes de petits animaux ou d’insectes morts.

–         Les béquilles : selon sa propre définition elles sont un « support en bois  dérivant de la philosophie cartésienne. Généralement employé pour servir de soutien à la tendresse des structures molles ». Autrement dit, elles sont l’épaule nécessaire à toute forme incapable de se tenir seule.

–         Les montres molles : c’est en regardant un camembert dégoulinant que l’idée lui vint de créer ces montres dont la mollesse représente l’aspect psychologique de la vitesse du temps : elle est précise dans sa définition scientifique, mais peut être variable dans la perception humaine.

–         Les tiroirs : la mémoire ou « pensée en tiroirs » évoque les secrets cachés et les mystères de l’inconscient, un concept issu des lectures de Freud.

En définitive, un joli espace qui présente des pièces moins connues et qui complète l’aperçu que j’avais de l’artiste mais pour lequel le prix reste cependant trop élevé : 11 € en plein tarif quand on pense que les collections permanentes de l’un des plus grands musées du monde (je veux bien sûr parler du Louvre qui regroupe plus de 35 000 œuvres réparties sur 60 600 m² de surface d’exposition) sont accessibles au prix de 10 € seulement. Une mention toute particulière cependant à l’ambiance auditive qui n’est pas laissée au hasard et qui est assez rare dans un musée : la musique fantasmagorique qui accompagne magnifiquement le lieu recrée une atmosphère singulière assez caractéristique du sentiment de l’étrange et des sensations parfois d’inconfort qui nous habitent en admirant les œuvres de Dali. A ne pas manquer pour les passionnés qui souhaitent remporter un bout du génie en partant : au-delà de la boutique de souvenirs assez classique, la galerie d’art vend quelques pièces incontournables, mais attention il ne s’agit pas du tout d’œuvres originales sinon d’estampes.

Espace Dali

11, rue Poulbot – 75018 Paris

Tel : 01 42 64 40 10

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